UN PUISSANT séisme frappe le Népal : le SIF se mobilise

Un puissant séisme de magnitude 7,8 a frappé le Népal samedi 25 avril et un deuxième le 12 mai 2015. On dénombre plus de 8 000 morts et des millions de personnes affectées. 400 000 maisons sont détruites. Une équipe du SIF a été envoyée quelques jours après le premier séisme. Les actions d'urgence avancent malgré les difficultés logistiques et d'accès aux personnes sinistrées.

Mise à jour du 08.06.15

VIDÉO : « Comment les enfants ont vécu les séismes »

 

Mise à jour du 03.06.15

le secours islamique france en actiON

L'équipe du SIF nouvellement enrichie avec l'arrivée de Simon-Sayf, Franco-Népalais, a concentré son action dans la région de Rasuwa, située à 60 km de la capitale Katmandou. Outre les destructions dûes aux séismes successifs, Rasuwa a été victime de plusieurs avalanches et glissements de terrain qui font que ses accès ont été infranchissables pendant plusieurs jours.

Il y a quelques jours, le SIF a pu aider 350 familles avec la distribution de :

. deux grandes bâches pour monter des tentes et se protéger des pluies

. deux grandes couvertures pour se réchauffer la nuit

. un kit outils pour fixer la tente avec marteau, clous et scie

. 20 mètres de corde

. une grande natte pour se protéger de la terre

Le SIF a également distribué de la bâche plastique et des couvertures pour 300 familles via une association locale dans la même région. Nous remercions toutes les personnes qui ont permis cette distribution et l'acheminement sur les routes et par les airs!

Urgnce Népal - distribution

 

Mise à jour du 01.06.15

VIDéO : « Ne reviens pas à la maison, reste là où tu es, en sécurité... »

 

Mise à jour du 12.05.15

TÉMOIGNAGE : « Nous avons subi aujourd'hui 13 séismes... »

Après avoir survécu aux dernières secousses, Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain nous raconte : 
Près de Boddha Temple, sur la route vers l'orphelinat House With Heart, nous traversons avec Hélène, orthophoniste qui aide une des filles de l'orphelinat, quelques ruelles en admirant l'architecture des vielles maisons et monastères lorsque le sol commence à se dérober sous mes pieds. Je n'ai pas le temps d'en prendre conscience car les cris des passants et les pleurs des enfants attirent immédiatement mon attention. Je regarde alors automatiquement vers le ciel et vois les bâtiments vasciller de droite à gauche. Vont-ils tomber sur nous? Les cris s'amplifient dans mes oreilles et mes yeux se repèrent au son et voient clairement les gens courir. "On est bien là, non?" répétons-nous à nous-mêmes pour nous rassurer. Je vois un homme courir et trainer son petit garçon par le bras. La tête de l'enfant se cogne contre un panneau en fer mais le papa ne s'arrête pas. C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience qu'il fallait bouger.
Par chance nous étions face à un collège qui bénéficie d'une grande cour de récréation. Nous nous tenons le bras et y courons comme tous les autres. Malgré le soleil brûlant nous restons bien au centre de la cour pour éviter que les bâtiments à proximité tomberaient sans nous toucher. Nous nous asseyons par terre comme toutes les autres personnes; tout le monde se parle et échange des informations. Premier réflexe après nous être assurés de notre sécurité: appeler la famille. Nous expatriés, pour les rassurer par rapport à la couverture médiatique qui risque de leur faire peur; les Népalais pour s'assurer que leurs parents, enfants, frères ou soeurs vont bien.
J'arrive à joindre ma famille en France alors que les Népalais n'arrivent pas à capter un réseau en raison de la multitude des personnes qui appellent en même temps.
Un jeune homme s'approche de moi, Karma, et me demande s'il peut joindre ses parents, assez âgés, situés à 40 minutes de notre lieu de refuge. D'origine indienne, il vient de temps en temps au Népal pour voir ses parents. Il était chez le coiffeur lorsqu'il a entendu les cris et senti les secousses. Je lui fait remarquer que le coiffeur n'a pas eu visiblement le temps de finir la coupe. Il aquiesce en souriant. Je lui donne mon portable et son ami essaie sur un 2e portable. Il arrive à leur parler et est rassuré de leur bonne santé et de leur réflexe de s'être réfugiés dans un parc.
Il me livre alors, qu'il va convaincre ses parents de quitter le Népal et de le rejoindre à Dharamsala pour plus de tranquillité. Et oui comme la centaine de personnes dans la cour, il va dormir en plein air pour cette nouvelle première nuit après le tremblement de terre. Il me remercie plusieurs fois de suite. 
Après une trentaine de minutes durant lesquelles nous nous remettons de la panique et du choc. Les personnes commencent à rassembler des bâches en plastique et des tentes pour les poser. Petits et grands nouent les cordes et installent les abris tandis que les personnes âgées se reposent à l'ombre; elles semblent être les plus affectées et mettent plus de temps à s'en remettre. 
Je m'inquiète pour Quentin et Mourad, mon équipe que j'ai laissée à notre base, en cours de préparation d'une distribution. Je n'arrive pas à les joindre avant deux heures. Ils me disent enfin qu'ils se sont rendus en centre ville pour évaluer les dégâts. Sahadev notre traducteur nous informe finalement que sa famille à Sindhulpachok va bien. 
Trois heures plus tard, nous décidons de quitter la cour pour préparer notre nuit en plein air. Malgré les boutiques qui ont toutes fermé, les rues recommencent à s'animer avec les scooters et les klaxons. Tous les habitants préparent leur nuitées, des enfants passent avec des matelas sur la tête, des camions transportent des personnes qui souhaitent quitter la ville; des familles transportent des réserves d'eau. Des moines jouent au basket, les petits contre les ados. La vie reprend pour cette nouvelle première nuit. 
 
Après information, nous avons subi aujourd'hui 13 séismes entre 4.6 et 7.3 sur l'échelle de Richter.

Mise à jour du 11.05.15

 

Mise à jour du 09.05.15

TÉMOIGNAGE : « Plus de 288 000 maisons détruites... »

En pleine évaluation des besoins, Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain nous explique la situation :
Après plusieurs entretiens de prise d'informations (clusters ONU, autres ONG, autorités locales et scouts népalais), nous avons effectué une évaluation des besoins dans la zone de Gorkha, fortement affectée par le tremblement de terre. Même s'il semble que l'eau et l'éléctricité soient accessibles au niveau de la capitale du District de Gorkha et que les marchés fonctionnent, la route qui mène aux zones rurales est toujours très difficile. Ajoutées à cela deux autres secousses le 6 mai qui ont provoqué des glissements de terrain supplémentaires notamment à Laprak. Des propos que nous a affirmé Ersha Kumar Shresta, coordinateur des scouts népalais à Gorkha; propos confirmés par l'OCHA. 
Plus de 288 000 maisons détruites et 254 000 endommagées.
Nous avons traversé 4 Village Development Committee - VDC -  (structure administrative regroupant 7 villages environ): Ghyalchock, Darabung, Bhumlichock, Tanglichock.
Située à 150 km au nord ouest de Kathmandou, comprise entre 300 et 1500 mètres d’altitude, la zone est escarpée. Nous sommes passés sur de petites pistes non mentionnées sur les cartes disponibles. Ce sont les maisons situées en hauteur qui ont subi le plus de dommages. 
A l’issue de la rencontre avec OCHA et le représentent du gouvernement local pour le district de Gorkha, la zone est couverte concernant les besoins d’urgence (bâches, couvertures, denrées non alimentaires) sauf dans les zones au nord, limitrophe de la frontière avec la Chine, où seulement des largages aériens par hélicoptères sont possibles.
Les familles sinistrées devront vivre sous des bâches étant donné que les fortes pluies de la mousson prévues pour début juin empêche toute reconstruction durable, adaptée et raisonnée qui nécessiterait plusieurs mois de chantier. Cela ne serait possible que vers le mois de septembre. Autre menace qui arrive: invasion des sangsues dès les premières chaleurs dans les zones entre 1500 et 4000 mètres d'altitude. Donc les bâches doivent aussi protéger les familles de ce danger qui revient régulièrement.
Enfin nous avons noté la remarquable résilience des Népalais qui n'attendent plus l'aide extérieure et qui souhaitent participer à la reconstruction. Et ce, malgré une diminution de la présence d'hommes, partis travailler dans les villes par manque d'argent. Ce n'est pas de l'aide dont ils ont besoin mais d'un appui.
L'aide continue mais nous ressentons tous les jours des secousses qui nous rappellent que peut-être le danger ne s'est pas éloigné.
 
 
Mise à jour du 06.05.15

TÉMOIGNAGE : « LES EVALUATIONS SE POURSUIVENT DANS LES ZONES RECULEES... » 

L'équipe sur place témoigne :
 
Aujourd'hui, rendez-vous au Social Welfare Ministry pour des formalités administratives, rencontre des scouts népalais et visite à l'Ambassade de France où se trouvent quelques représentants du Centre de Crise. Une réunion de coordination ONG françaises est prévue pour jeudi 7 mai. Vendredi, nous retournons poursuivre les évaluations. Nous y resterons 3 jours où toute communication (internet, téléphone) sera impossible.
  
 
 
Mise à jour du 04.05.15

TÉMOIGNAGE : « PRIORITE : ATTEINDRE LES ZONES ISOLEES N'AYANT PAS ENCORE RECU D'AIDE... » 

Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain explique les contraintes sur le terrain :
 
Dans ce type de situation, la coordination ONG-UN est indispensable. Les clusters (réunions de coordination avec les ONG présentes) permettent d'échanger les infos nécessaires (zones, besoins, contacts des acteurs et fournisseurs, etc.) et surtout de s'organiser afin d'éviter les doublons. Kunchok Nyima, Coordinateur Trek, confirme que les plus gros besoins sont à Gorkha, Lamjung, Dhadning, Kabhrepalanchok : tentes, couvertures, nourriture... A tel endroit, il n’y a plus de réseau d’électricité, à tel autre, les routes sont coupées et le besoin en eau est catastrophique et quand il y a de l’eau, elle est sale. La priorité est d'atteindre les zones reculées et isolées, mais la topographie et l'état des routes ne facilitent pas les choses. De plus les habitations y sont très clairsemées : il y a plusieurs minutes en voiture entre chaque maison.
Aujourd'hui, nous avons pu partir et quitter Katmandou pour nous rendre en évaluation dans la région de Chapagaon à 4 heures de route. Nous avons fait cet état des lieux avec l'association Electricité sans frontières et des membres de la compagnie d'électricité locale. Une seule route mène dans ces zones montagneuses, une route noueuse qui nous a permis de nous rendre au coeur de villages fortement touchés par le tremblement de terre. Nous avons vu beaucoup de maisons détruites. Dans l'attente de secours, les habitants commencent à reconstruire avec les mêmes matériaux leur maison : bois, tôle, brique de terre cuite. Il faut préciser qu'ici, quand on parle de villages, il s'agit en fait de districts très larges où les foyers sont disséminés. Au maximum quatre à cinq maisons peuvent être côte à côte. Sinon, il faut plusieurs minutes en voiture pour atteindre chaque maison. Ceci pose problème pour organiser une distribution de grande ampleur.
Les familles nous accueillent avec simplicité et gentillesse. Il faut du temps pour qu'ils nous expliquent leurs besoins. Ils nous livrent également leurs inquiétudes face à l'arrivée des pluies de mousson : les fortes pluies continues les isoleront davantage, d'où l'urgence de reconstruire au plus vite. Ram Krisna me dit que les maisons sont soit détruites soit craquelées donc inhabitables pour l'instant et la peur de répliques ou d'un nouveau tremblement de terre est toujours présente. Les villageois tentent de reconstruire eux-mêmes les routes, les maisons... Nous avons pu visiter un centre de santé qui culmine dans ces hautes altitudes. Il s'agit du seul centre du district et il réalise 4 ou 5 accouchements par mois. Ils ont subi une coupure d'électricité de 8 jours.
Le soleil se couche et il est  temps de rebrousser chemin pour rentrer à la base à 4 heures de route.
  
 

Mise à jour du 02.05.15

TÉMOIGNAGE : Mourad achouri et Samira Alaoui, depêchés sur place, nous font le point de la situation

 

 

Mise à jour du 01.05.15

IMAGES DU TERRAIN : LES évaluations et echanges avec les autres ONG sont indispensables pour apporter une aide efficace 

 

 

Mise à jour du 30.04.15

TÉMOIGNAGE : « LES ZONES LES PLUS TOUCHEES SONT DIFFICILES D'ACCES... » 

A Katmandou, Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain nous fait l'état des lieux :
 
Etant donné l'ampleur des dégâts qui se révèle au jour le jour, le SIF a débloqué 100 000 euros supplémentaires, soit 200 000 euros pour permettre aux familes sinistrées de voir leur vie difficile s'améliorer. A Katmandou, dans le quartier très fréquenté de Durbar Square au sud de Thamel, le monument de la ville, le Palais Royal s'est effondré. Les Népalais, vieux, jeunes, hommes, femmes, militaires, policiers, s'y mettent à bras le corps pour déblayer les importants gravats. Plus de 40 000 personnes sur les 700 000 qui habitent à Katmandou ont quitté la ville par peur de répliques. Les rues ont l'air vides avec une grande majorité des boutiques fermées. Enormément de personnes, qui n'ont peut-être pas les capacités de partir, continuent de vivre dans des camps improvisés. Nous avons même vu des bâches se planter sur un parcours de golf ! Les besoins sont multiples, mais surtout concentrés dans un premier temps sur le médical et les soins à apporter aux victimes. Le gros problème est avant tout la question de l’accès car les routes sont pour bon nombre en très mauvais état ou coupées. Il y a par conséquent un gros besoin en logistique pour acheminer les produits vers ces zones et cela implique de déployer de gros moyens. Les autres besoins qui ont été évalués sont les abris temporaires, l'eau, la nourriture. Selon l'IOM (International Organization for Migration), qui coordonne les camps de sinistrés sur la capitale, ceux qui y vivent ont tout perdu. Certains ont leurs maisons partiellement détruite, d'autres ont simplement peur de rentrer chez eux. A Katmandou, les personnes sinistrées sont pour la plupart prises en charge. Les zones les plus touchées se trouvent à l’extérieur de la capitale mais elles sont difficiles d’accès : Gorkha, Tanahun, Lamjung. A Gorkha, selon OCHA, environ 135 000 personnes sur une population de 271 000 seraient affectées (soit 1 personne sur 2). C'est là que nous nous rendrons vendredi 8 mai pour plusieurs jours.
 
 

Mise à jour du 29.04.15

TÉMOIGNAGE : « Le probleme d'hygiene risque d'engendrer des epidemies... » 

Arrivée au Népal, Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain témoigne :
 
Journée à l'aéroport à attendre le matériel. Je vois beaucoup d'ONG dans la même situation que nous dans ce terminal. C'est un peu comme la cérémonie des Jeux Olympiques : tous les pays sont représentés : Afrique du Sud, Danemark, Corée du Sud, Thaïlande... Les secouristes ont amené leurs chiens préparés à sauver des personnes enfuies sous les décombres. Les secousses continuent ponctuellement mais sont de faible intensité. Régina, la Responsable de la maison House of Heart qui m'a hébergée cette nuit, enceinte de 7 mois, a organisé le plan de sécurité de son association qui abrite des enfants abandonnés. Leur maison n'a pas subi de fissures importantes, mais par sécurité, ils dorment tous dans le jardin dans une énorme tente où j'ai eu la chance de passer la nuit. Elle fut difficile pour les enfants, certains ont pris froid à cause de la pluie constante qui annonce la période de mousson. Autre problème qui s'annonce grave : le problème d'hygiène. Selon Regina, des zones entières n'ont pas encore été secourues, comme Bhaktapur et Shankhu, des zones proches de Katmandu, mais difficiles d'accès en raison des routes fracturées. Elle me dit que cela fait déjà 5 jours et que les zones n'ont pas été déblayées : Les corps des victimes sont encore sous les décombres, et l'on sait que le manque d'hygiène engendre un risque d'épidémie. De plus les personnes vivent sous des bâches en plein air et qu'elles font leurs besoins là où elles peuvent. Tout près de la maison House of Heart, des camps se sont formés et l'odeur est intenable en l'absence de latrines et d'égoûts.
 
 

Mise à jour du 28.04.15

Témoignage : « SAUVER, NE SERAIT-CE QU'UNE VIE... » 

Sur le point d'embarquer pour le Népal, Samira Alaoui, chargée de Communication Terrain nous raconte :
 
Le Centre de Crise du Ministère des Affaires Etrangères organise l’arrivée d’un avion qui embarquerait tout le matériel de première nécessité des ONG secouristes. Beaucoup de matériels (médical, logistique) en palettes ont été embarqués, on a même vu des brancards flambant neufs être enregistrés ; c’est dire la situation d’urgence sur place.
Des membres du groupe nous donnent quelques informations d’amis ou collègues sur place : « à tel endroit, il n’y a plus de réseau d’électricité, à tel autre, les routes sont coupées et le besoin en eau est catastrophique et quand il y a de l’eau, elle est sale. »
Les personnes sinistrées essaieraient par tous les moyens possibles de quitter la capitale Katmandou, ce qui créé des bouchons incroyables au niveau de tous les axes de circulation. Or, ce qu’ils ne savent peut-être pas encore c’est que ¾ des sinistrés ne sont pas situés à Katmandou mais autour. 
 
L’heure de départ arrive. Ces équipes incroyables de professionnalisme, de dévouement et d'engagement sont dans une ambiance un peu légère pour peut être mieux se préparer au pire... Les pilotes nous expliquent les spécificités de l'A350 qui doit nous poser au Népal pour ensuite rapatrier les français sinistrés vers Paris. 
En voyant tous ces pompiers, médecins, infirmières, chefs de mission, logisticiens remontés à bloc pour une nouvelle fois soigner, retrouver, déblayer, transporter, acheminer ; je me dis que oui, notre action, même minime face à la catastrophe, fait la différence et que l’humain essaiera toujours de sauver, ne serait-ce qu’une vie, inlassablement, malgré les risques, les dangers et l’augmentation des urgences humanitaires. 
 

Mise à jour du 27.04.15

UNE EQUIPE SE REND SUR PLACE

Aux côtés des ONG internationales, le Secours Islamique France (SIF) envoie une équipe sur place pour évaluer les besoins et organiser les prochaines aides humanitaires. D’ores et déjà, le CDC* fait partir un avion à destination du Népal. Le SIF compte envoyer un stock d'urgence comprenant 2 500 Kits Eau** pour permettre aux populations de potabiliser l’eau et la stocker et 50 rouleaux de bâches en plastique qui serviront à fabriquer des abris d'urgence pour environ 250 familles.
 
 
 
Stéphane Lobjois, responsable du Pôle Urgences nous explique la situation :
Le séisme est de magnitude 7.8 sur l’échelle de Richter. L’échelle de Richter donne l’intensité du séisme mais pas le niveau de destruction puisque cela dépend de la réverbération de l’onde dans le sol. La capitale et les villes alentours ont beaucoup souffert. On enregistre également des dégâts en Inde et en Chine avec moins d’une centaine de morts dans chacun de ces pays.
Le Népal étant une zone à risque, un plan de contingence sismique avait déjà été mis en place auparavant. Des secours sont déjà sur place. Selon le plan de contingence, le gouvernement népalais et les Nations Unies estiment le nombre de personnes sinistrées à environ 8 millions.
On sait à peu près ce qui s’est passé à Katmandou mais on ne connaît pas l’étendue des dégâts dans les campagnes environnantes. Les réseaux de communication sont partiellement voire totalement détruits. L’aéroport de Katmandou est fermé aux vols commerciaux, il n’est ouvert qu’aux vols militaires et gouvernementaux. Concrètement sur le terrain, les besoins après un tremblement de terre sont la prise en charge des traumatisés (blessés graves) et les besoins en abris ; les victimes sont tellement traumatisés qu’elles restent en général plus d’une semaine à dormir dehors.
Suite aux ondes de choc qui se sont répétées après le séisme, une dizaine de nouveaux tremblements de terre se sont créés, et on n’est pas sûr que cela s’arrête là. Donc pour l’instant les gens sortent des immeubles et dorment dehors. Katmandou est une ville en altitude et il fait donc assez froid. Les besoins en abris sont donc importants. L’eau et l’assainissement également car les canalisations sont détruites et l’eau risque d’être polluée. 
 
Pour soutenir nos opérations d’urgence, faites un don sur le Fonds des Urgences.
 
(*) CDC : Centre de Crise - Urgence Humanitaire, Ministère des Affaires étrangères
(**) Un Kit Eau comprend 2 jerrycans de 10 litres pliables et des pastilles de chlore pour traiter l'équivallent de 3 mois de consommation d'eau
 
 
Mise à jour du 26.04.15
 
TREMBLEMENT DE TERRE AU NEPAL
 
Hier matin, un puissant séisme de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter a frappé à 80 km au nord ouest de Katmandou, la capitale du Népal. Les violentes secousses ont ébranlé certaines régions de pays voisins et provoqué des avalanches meurtrières sur les pentes de l'Everest. Il y a plus de 6 millions d'habitants dans un rayon de 100 km autour de l'épicentre, ce qui laisse présager des dégâts considérables sans oublier les populations en zone rurale qui risquent d’être isolées. On compte déjà plus de 2 000 morts et le bilan risque fort de s'alourdir.
 
Dans ce type de catastrophe, les besoins prioritaires sont :
-          Les abris d’urgence
-          L’accès à l’eau et l’assainissement
-          La distribution de nourriture
-          La santé et la prise en charge des personnes traumatisées
 
Le SIF suit avec attention l’évolution de la situation et et depêche une équipe sur place. Nous vous tiendrons au fur et à mesure au courant de nos interventions.
 
 
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