Quand une crise détruit les écoles et bouleverse le quotidien des enfants, leur éducation s’interrompt brutalement. Conflit armé, catastrophe climatique, déplacement forcé… du jour au lendemain, des millions d’enfants se retrouvent privés d’un lieu où apprendre, mais aussi d’un espace sûr et de repères essentiels pour grandir.
Aujourd’hui, plus de 258 millions* d’enfants ont besoin d’un soutien éducatif d’urgence.
Pour ces enfants, les conséquences sont dramatiques. Sans éducation, leurs perspectives d’avenir s’assombrissent et le cycle de la pauvreté risque de se perpétuer. Privés de l’espace protecteur qu’est l’école, ils sont également davantage exposés aux abus, aux violences, à l’exploitation, au mariage précoce ou encore à l’enrôlement forcé par des groupes armés.
Ces menaces sont d’autant plus sévères pour les filles et les garçons contraints de fuir leur foyer pour survivre. Loin de chez eux, traumatisés par la crise qu’ils ont subie, ils perdent leurs repères et leurs espoirs. Dans les camps surpeuplés et souvent insalubres, leur quotidien est marqué par le manque de nourriture, d’eau potable, de sanitaires, de soins… et d’accès à l’éducation.
(*) Source : Education Cannot Wait, 2026
Pourtant, même au cœur de l’urgence, continuer d’apprendre est essentiel. L’éducation permet aux enfants de retrouver des repères, de préserver une forme de normalité et de se projeter à nouveau vers l’avenir. Elle contribue aussi à leur protection et à leur reconstruction, en leur offrant un espace où apprendre, être accompagnés et reprendre confiance.
C’est pourquoi le Secours Islamique France (SIF) agit pour permettre aux enfants de continuer d’apprendre malgré les crises, de retrouver leurs repères et de se reconstruire. Sur le terrain, nos équipes mettent en place des écoles temporaires, réhabilitent des établissements endommagés, organisent des cours informels, proposent un soutien psychosocial, forment les enseignants et distribuent du matériel scolaire.
En Palestine, au Tchad, au Pakistan, en Syrie, au Sénégal, au Liban et dans d’autres contextes de crise, le SIF agit dans l’urgence comme sur le long terme pour que les enfants puissent poursuivre leur éducation malgré les bouleversements qu’ils traversent.
Tous ces projets humanitaires ne peuvent exister qu’avec votre générosité.

L’écoute et la bienveillance sont au cœur de toutes les actions d’éducation et de protection de l’enfance au SIF, qui agit dans des contextes très tendus.
Les conflits ont des conséquences profondes et systématiques sur la santé mentale des enfants qui les vivent. Au Liban, où plus de 400 000 enfants ont été déplacés depuis le début de la guerre, les violences et les déplacements forcés ont profondément bouleversé leur quotidien. Si le cessez-le-feu annoncé en mars a permis à de nombreuses familles de regagner leur foyer, les dangers restent bien présents. Depuis son entrée en vigueur, en moyenne 12 enfants ont été tués ou grièvement blessés chaque jour*. Pour ceux qui survivent, les blessures psychologiques persistent bien après la fin des combats.
Une enquête menée par le SIF en 2026 auprès de 152 enfants orphelins à la suite du précédent conflit au Liban révèle que 46 % d’entre eux déclarent avoir peur tous les jours. Plus de la moitié (54 %) expliquent que jouer, dessiner ou parler les aides à se sentir mieux.
Face à cette réalité, créer des espaces sûrs où les enfants peuvent s'exprimer et retrouver des repères est plus essentiel que jamais. Grâce aux activités de soutien psychosocial (PSS) mises en œuvre par le SIF dans 16 abris collectifs au Mont-Liban et à Saïda, les enfants peuvent jouer, partager leurs émotions et retrouver des moments d'insouciance. Les parents et les personnes qui les accompagnent bénéficient également d'un soutien et de conseils pour mieux faire face au stress du quotidien.

Les enfants sont parmi les premières victimes des crises : ils perdent leurs lieux d’apprentissage, de protection et d’épanouissement. En Syrie, le SIF contribue à réhabiliter des infrastructures publiques, notamment des écoles et des espaces essentiels pour les communautés.
À Suran, dans le gouvernorat de Hama, l’École professionnelle d’arts féminins de Murak avait été presque entièrement détruite. Fin 2025, le SIF a réhabilité et rééquipé l’établissement, notamment avec des ordinateurs, des machines à coudre, des rampes d’accès et des équipements adaptés aux élèves en situation de handicap, afin de leur permettre de retrouver un environnement d’apprentissage adapté et inclusif.

À travers ses programmes, le SIF accompagne les enfants et les jeunes talibés en tenant compte de leurs besoins spécifiques, afin de favoriser un environnement protecteur où leurs droits peuvent être pleinement respectés. Au Sénégal, ces enfants et jeunes sont principalement issus de familles en situation de précarité. Leur vulnérabilité peut être renforcée par leur statut de talibés, confiés à des maîtres coraniques pour leur apprentissage, ils sont scolarisés dans des écoles non reconnues par l’Etat.
Bien que des initiatives publiques existent visant à améliorer leur situation, ces enfants restent insuffisamment pris en compte dans les dispositifs de protection sociale. Le SIF agit ainsi pour renforcer leur accès aux services essentiels, leur protection et leur bien-être.

À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin 2026, l’équipe Éducation et Bien-être de l’enfant du SIF, en partenariat avec les autorités locales, a organisé une journée de sensibilisation au Musée national de N’Djamena. Aux côtes de ses partenaires, notamment des représentants du ministère de la Femme, de la Protection de la petite enfance et de la Solidarité nationale, des maires d’arrondissement et de la CNAIT (Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad), le SIF a rappelé l’importance de garantir à chaque enfant l’accès à ses droits fondamentaux et aux services essentiels, en particulier l’eau, l’hygiène et l’assainissement

Si un cessez-le-feu est désormais en vigueur en Palestine, les conséquences de la guerre et des pertes subies continuent de peser sur les enfants et leurs familles.
En Cisjordanie, nos équipes organisent des activités et des moments récréatifs pour permettre aux enfants de s’évader du quotidien et de retrouver des instants de joie et d’insouciance. À Gaza, les activités habituellement proposées aux enfants pour les aider à surmonter leurs traumatismes restent difficiles à organiser dans le contexte actuel. Cette année, le SIF a toutefois pu leur offrir des cadeaux à l’occasion de l’Aïd, leur permettant de s’évader un instant et de souffler.
Pour Alma, ce cadeau a été un véritable moment de répit. Sa mère, Maissa, témoigne :
« Merci infiniment pour votre aide et votre soutien, surtout dans le contexte très difficile que nous avons vécu et que nous vivons encore aujourd’hui. J’ai perdu mon fils pendant la guerre, ce qui a profondément affecté ma fille Alma. Elle était souvent triste et malheureuse.
Grâce au cadeau de l’Aïd que vous lui avez offert, vous avez redonné le sourire à son visage. Elle a choisi une jolie tenue et elle était très heureuse. »

À Mayotte, encore marquées par les conséquences du cyclone Chido, les familles vivant dans les bidonvilles restent particulièrement exposées aux risques environnementaux, tandis que de nombreux enfants sont toujours éloignés de l’école. En juillet 2026, le SIF, en partenariat avec Le Village d’EVA, poursuit ses maraudes pour identifier les enfants en situation de grande précarité et les accompagner vers une scolarisation dans les établissements publics.
Le Village d’EVA accorde également une attention particulière à leur alimentation. Les enfants bénéficient chaque jour de repas équilibrés et sont sensibilisés à l’importance de privilégier les produits locaux et de saison. En associant accès à l’éducation, protection de l’enfance et sensibilisation aux enjeux climatiques, le SIF contribue à renforcer la résilience et les perspectives des jeunes Mahorais.

C’est l’un des programmes phares du SIF. Depuis 1991, notre ONG a parrainé plus de 20 000 orphelines et orphelins dans le besoin. Bourse, soutien psychosocial, accès aux soins, distribution de fournitures scolaires, activités ludiques, formations professionnelles… Grâce à ses donateurs, le SIF accompagne des enfants démunis et leur famille sur le long terme. Les réussites sont nombreuses, telles que celle de Khadim, 20 ans : pris en charge lors de sa petite enfance, cet orphelin sénégalais et sa maman malade dépendaient de la solidarité du voisinage et du SIF. Issu d’un quartier extrêmement pauvre de Dakar, il est désormais en apprentissage pour devenir garagiste, et rêve de créer sa propre entreprise. Autre trajectoire hors du commun, celle de Mamour Ndiaye. Cet oprhelin passé par le programme de parrainage du SIF est devenu footballeur professionnel ! Après une saison exceptionnelle en Eliteserien norvégienne, il évolue désormais au sein du grand club français de AS Saint-Étienne, en Ligue 2, et défend également les couleurs de l'équipe nationale des espoirs du Sénégal !
En parallèle de ses actions de terrain, le SIF mène des actions de plaidoyer pour faire connaître les réalités vécues par les enfants en situation de crise et porter des solutions auprès des décideurs. Nos équipes s’appuient sur leur expérience de terrain pour produire des analyses, notamment à travers des rapports, des prises de parole et des interventions dans les médias, et sensibiliser le grand public.
Le dernier rapport, « Enfants déplacés à nouveau en 2026 au Liban », met en lumière les conséquences du conflit sur les enfants : plus de 115 000 enfants ont été privés d’éducation et plus de 770 000 souffrent d’une détresse psychologique accrue. En complément du soutien psychosocial déployé sur le terrain, le SIF appelle la communauté internationale à renforcer les financements afin de répondre aux besoins de ces enfants.

Le SIF porte la voix des enfants démunis pour défendre leur droit fondamental à l'éducation
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