INONDATIONS AU PAKISTAN - Le SIF se mobilise pour les familles en détresse
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INONDATIONS destructrices
AU PAKISTAN

le Secours Islamique France (SIF)
se mobilise en urgence

Depuis le mois de juin, des inondations de grande ampleur liées à des pluies diluviennes ont provoqué la mort de plus de 1500 personnes, et la destruction de plus d'un million de logements. Plus de 33 millions de personnes sont affectées, et 50 millions ont dû se déplacer. Sur place, les équipes du Secours Islamique France (SIF) déploient une première réponse humanitaire d’urgence : des colis alimentaires et de première nécessité (eau potable, etc) ont été distribués à plus de 8000 personnes extrêmement fragilisées à la suite de ces pluies dévastatrices. En marge de cette opération, notre ONG travaille d'ores et déjà au renforcement de l'aide apportée à la population, qui vit un véritable calvaire.

Au Pakistan, la population est sous le choc, la crise humanitaire est inouïe. Mobilisé sans relâche, le Secours Islamique France (SIF) a d’ores et déjà procédé à des distributions d’aide d’urgence (nourriture, eau potable…) en faveur de 8000 personnes extrêmement fragilisées par les inondations destructrices, liées au réchauffement climatique.

Nos équipes ont également déployé une action de « cash for work » : le SIF a employé des locaux volontaires et aptes à travailler pour des petites missions, comme du déblaiement. Cette initiative est destinée à leur apporter un soutien financier immédiat, leur permettant de subvenir aux besoins fondamentaux de leur famille le plus rapidement possible.  

En parallèle, nos équipes poursuivent leurs évaluations pour renforcer rapidement leur intervention, tant les besoins sont immenses :

  1. Des distributions alimentaires et d’eau supplémentaires sont sur le point d’être déployées ;
  2. Des kits de mise à l’abri, constituées, notamment, d’outils, de bois, etc ;
  3. Des kits d’hygiène, pour contribuer à stopper la propagation des épidémies, et des séances de sensibilisation aux gestes à adopter en contexte de crise sanitaire ;
  4. Des séances de soutien psycho-social pour aider les victimes à surmonter les traumatismes provoqués par la violence de la crise humanitaire ;
  5. Des actions de protection de l’enfance pour compenser, notamment, la fermeture des écoles.
...
«  Sécurité alimentaire, eau, mise à l'abri... Des vies sont en jeu ! »

Sur place, la réponse humanitaire du SIF est dirigée par Altaf Abro, notre chef de mission. Alors qu’il prépare la suite de notre intervention, notre collaborateur témoigne et revient sur le début de notre action au Pakistan, à découvrir dans la vidéo.
 

Comme l'explique notre collaborateur, les besoins sont immenses. En cause, la grave crise humanitaire provoquée par des inondations d’une ampleur telle que le gouvernement a dû décréter l’état d’urgence. Les autorités ont même adressé à la communauté internationale un appel à l’aide. Une nécessité, tant les conséquences des pluies diluviennes de mousson qui s’abattent sur ce pays sont dramatiques. Le 29 août, par exemple, soixante-quinze personnes y ont perdu la vie

Un jour noir de plus, qui avait alourdi un bilan dramatique, 

désormais estimé à plus de 1 540 morts, dont au moins 550 enfants, et plus de 15 000 blessés graves depuis le début de la catastrophe* !

(*) Source : Autorité nationale de Gestion des Catastrophes , Pakistan. Le bilan est sans doute sous-estimé au regard du contexte.

Les inondations ont détruit ou endommagé plus d’1, 6 million de maisons, plus de 3,5 millions d'hectares de terres agricoles ont été ravagées

Sur place, le chaos règne : les inondations emportent tout sur leur passage. Barrages détruits, glissements de terrain… Plus de 3 500 km de routes sont hors d’usage et 570 écoles ont été rayées de la carte. Au 29 août, plus d’1, 6 million de maisons ont été détruites ou endommagées, laissant d'innombrables familles sans abri. La sécurité alimentaire est en danger, les moyens d'existence sont touchés : plus de 730 000 têtes de bétail ont péri dans les eaux et près de 3, 5 millions d'hectares de terres agricoles (selon l'ONU) ont été ravagées.

Plus de 50 millions de personnes sont désormais des déplacés, forcées d’abandonner toute leur vie derrière elles pour tenter de trouver ailleurs sécurité et ressources nécessaires à leur survie. C’est le cas de Ghulam Rassoul, très fragilisé à cause de la catastrophe naturelle. Habitant de la province du Balouchistan, cet homme d’une cinquantaine d’années a perdu son toit et (sur)vit au bord d’une route avec sa famille, dont de jeunes enfants. Très marqué, il a témoigné de leur calvaire auprès des journalistes de l’Agence France Presse (AFP) :

« Nous n’avons rien à manger, ni de tentes pour nous abriter »  

« Il pleut sans cesse, il y a une énorme accumulation d’eau. Nous avons faim, nous n’avons rien à manger. Nous n’avons pas de tentes pour nous abriter. Les enfants sont tombés malades, nous n’avons rien pour les aider, j’ai peur qu’ils meurent. Je me sens impuissant… »

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Basé au Pakistan depuis 2008, le SIF a enclenché une action d'urgence pour venir en aide aux populations extrêmement fragilisées par les inondations liées à la pluie de mousson.

Coordinateur de projets pour le Secours Islamique France sur place, Anis G. est très marqué par la grave crise humanitaire qui se déroule sous ses yeux. La situation est critique et s'aggrave à chaque instant : l'intensité des pluies de mousson est deux à quatre fois (selon les zones) plus importante que la moyenne des trente dernières années ! Le collaborateur du SIF témoigne : 

  « Au Pakistan, il n'y a plus rien, sinon de la détresse... »

« Même quand la pluie s’arrête, il n’y a pas d’accalmie : les rivières qui débordent, et des débris emportés par l’eau provenant des montagnes. Des villages entiers ont été englouti, d’innombrables familles ont tout perdu et se battent pour survivre dans des conditions d’hygiène catastrophiques. Quant aux personnes qui ont réussi à sauver un peu de leur stock alimentaire, elles n’ont aucun moyen de le conserver, et n’auront bientôt plus rien. Les gens s’entraident, mais cela ne suffit pas. Ici, il n’y a plus rien, sinon de la détresse… »

Au Pakistan, ces inondations prennent une ampleur dramatique. 

Une crise d'une violence inouïe est en cours. La population a besoin d'aide. 

SOYONS SOLIDAIRES !

EN DIRECT DU PAKISTAN : LES BESOINS SONT IMMENSES

Crise au Pakistan : le Secours Islamique France (SIF) déploie des distributions d'aide d'urgence, notamment alimentaire

Face à la catastrophe en cours, le Secours Islamique France (SIF) se mobilise. Basées au Pakistan depuis 2008, nos équipes apportent une réponse humanitaire d’urgence. Le Secours Islamique France (SIF) a déjà procédé à une première distribution d’urgence (alimentation, eau potable…) à plus de 8000 personnes.

L’action se déroule dans la province du Balouchistan, une zone très touchée, comme l’illustrent les propos de Ghulam Rassoul. Elle a été enclenchée dès que les conditions de sécurité l'ont permis, condition sine qua non pour ne pas provoquer de déplacements qui auraient mis en danger les bénéficiaires et les équipes.

En parallèle, le SIF poursuit ses évaluations sur le terrain pour renforcer son intervention

Les colis alimentaires sont notamment constitués de plus de 20 kg de produits de première nécessité : de la farine de blé, du riz, du beurre, des pois chiches, des haricots... Malheureusement, l'eau est contaminée par les débris : la ressource est devenue un vecteur de maladie. Le SIF a donc distribué de l'eau potable. En plus de cette intervention, le SIF poursuit ses évaluations des dégâts et des besoins sur le terrain, étape indispensable pour renforcer notre réponse humanitaire du mieux possible.

Anis G. est coordinateur de projets au Pakistan pour le Secours Islamique France (SIF). Comme tous nos collaborateurs basés sur place, il est mobilisé sans relâche pour apporter des réponses aux inondations meurtrières liées à des pluies intenses (crues, etc). Depuis le Pakistan, il revient en vidéo sur la catastrophe humanitaire en cours.

« Les gens n’ont eu d’autre choix que de fuir et de tout abandonner derrière eux »

Le Pakistan est l’un des pays les plus exposés au changement climatique

Ces inondations massives sonnent comme une double peine pour la population. Le Pakistan reste marqué par la longue sécheresse survenue de mars à juin. La température avait alors dépassé 50°C dans certaines zones du pays, engendrant notamment insécurité alimentaire et pénurie d’eau. 

Il existe également un lien entre cette sécheresse et les inondations actuelles : les sols ne sont pas en mesure d'absorder la totalité des pluies de mousson, jusqu'à quatre fois plus intenses que la moyenne des trente dernières années dans certes zones. 

Pakistan mais aussi Tchad, Madagascar ou encore Niger, Burkina Faso et Nigéria… Les pays en développement sont les plus vulnérables aux conséquences du dérèglement climatique, un problème sur lequel le SIF multiplie également les actions de plaidoyer. 

Ce phénomène provoque une hausse du nombre de catastrophes naturelles, toujours plus intenses et dévastatrices pour les plus vulnérables. Par exemple, plus de 340 000 personnes sont actuellement affectées par de graves inondations au Tchad, l’un des pays les plus pauvres du monde, où le SIF prépare une réponse humanitaire en ce moment. Quant à Madagascar, l’île est  dévastée et endeuillée par des catastrophes naturelles récurrentes. Le Nigéria est également touché.  

Comme le Pakistan, le Tchad, le Nigéria, Burkina Faso et Madagascar sont des pays d’intervention du Secours Islamique France. Les besoins humanitaires sont immenses, l’urgence est réelle.

Ensemble, mobilisons-nous !