PROJETS DE DÉVELOPPEMENT

SÉNÉGAL : DU SOUTIEN DURABLE POUR LES JEUNES ENTREPRENEURS ISSUS DE MILIEUX FRAPPÉS D’EXTRÊME PAUVRETÉ

Pour faciliter l’insertion de jeunes femmes et hommes très précaires dans la banlieue de Dakar, le Secours Islamique France (SIF) a développé un projet d’accompagnement sur le long terme pour les former et les aider financièrement à construire puis stabiliser leur propre activité génératrice de revenus, comme par exemple du maraîchage ou des petit commerces. Cette action renforce l’impact des distributions alimentaires que nous menons durant ce Ramadan 2022. 

 Au Sénégal, plus de six millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres ont de quoi inquiéter mis en perspective avec la population totale de ce pays d’Afrique de l’ouest : 16,74 millions d’habitants. C’est donc plus de 37% des Sénégalais qui vivent dans la pauvreté !

Basé au Sénégal depuis 2009, le Secours Islamique France (SIF) y mène de nombreux projets humanitaires et sociaux en faveur des personnes les plus vulnérables. Chaque année pendant Ramadan, nos équipes renforcent leurs actions. En 2022, le SIF a prévu de distribuer au moins 6 800 coupons alimentaires. Nos bénéficiaires peuvent donc choisir eux-mêmes selon l’urgence de leurs besoins des denrées issues de producteurs locaux chez des commerçants partenaires.

L’aide aux entrepreneurs au Sénégal, continuité de notre projet Ramadan

Si la ligne directrice que nous avons donnée à notre projet Ramadan est conçue pour soutenir le développement économique et créer un cercle vertueux bénéfique à toute la communauté, le SIF ne se limite pas à l’indispensable soutien alimentaire.

Dans les zones périurbaines de Dakar, la capitale, nos équipes accompagnent vers la réussite des jeunes femmes et hommes très précaires, âgés de 18 à 35 ans : c’est le volet « Insertion » de notre action au Sénégal. Assistant Chef de Projets pour le SIF sur place, Ousmane Sonkou explique :

« Au Sénégal, le Secours Islamique France soutient des familles qui n’arrivent pas toujours à assurer au moins un repas par jour, pour les aider à sortir de l’extrême pauvreté. Bien sûr, nous les appuyons pendant Ramadan mais on ne peut pas se contenter d’aide ponctuelle : le restant de l’année, nous accompagnons les jeunes de ces familles qui ont des projets d’activités génératrices de revenus… »

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Installé dans les bureaux du SIF à Dakar au Sénégal, Ousmane Sonkou travaille pour l’insertion sociale et professionnelle de jeunes venus de familles extrêmement pauvres

Formations, aides financières… Au Sénégal, le SIF contribue à sortir définitivement des jeunes de l’extrême pauvreté avec une activité génératrice de revenus

En 2021, le SIF a ainsi contribué à sortir plus de 120 jeunes de l’extrême pauvreté. Ces activités génératrices de revenus prennent généralement la forme d’activités d’agriculture, de maraîchage, de poulaillers et de petits commerces, notamment de vêtements ou d’alimentation. Dans un premier temps, le SIF forme ces jeunes : apprentissage de la construction d’un business plan, cours de gestion financière et d’entreprise, les rudiments du marketing, renforcement des savoirs de base, tels que les mathématiques et la grammaire. Dans la foulée, notre ONG les aide dans leurs démarches administratives et leur recherche d’un local.

Quand le projet est bien structuré et assez élaboré, le SIF verse une enveloppe financière au jeune entrepreneur pour qu’il puisse lancer son activité. En parallèle, nos équipes ont noué des partenariats avec les autorités locales, qui leur accordent des aides supplémentaires.

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Au Sénégal, le SIF accompagne des jeunes en situation de grande précarité pour qu’ils puissent créer et stabiliser leur propre activité génératrice de revenus

« Certains de nos bénéficiaires étaient tombés dans un désespoir total », confie Ousmane Sonko, Assistant Chef de Projets du SIF au Sénégal

Ousmane Sonkou indique :

« Nos bénéficiaires s’impliquent à 100%, ils sont ultra motivés. Avant qu’on intervienne, certains d’entre eux étaient tombés dans un désespoir total. Grâce à ses donateurs, le SIF leur a offert l’espoir d’une vie meilleure à un moment où ils ne croyaient plus possible qu’on leur tende la main. À moyen terme, la plupart des bénéficiaires n’ont plus besoin du SIF et s’en sortent très bien tous seuls… »

L’autonomie est bien l’objectif de nos équipes pour ne pas rendre nos bénéficiaires dépendants de l’aide humanitaire. Sa réalisation effective passe par un long suivi : tous les quinze jours, le SIF s’entretient individuellement avec chaque jeune entrepreneur pour évaluer les évolutions, ajuster, orienter et finalement stabiliser l’activité.

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Les formations occupent une place centrale pour permettre aux jeunes précaires d’acquérir les compétences indispensables à la pérennité de leur projet d’activité génératrice de revenus

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Du soutien psychosocial pour reprendre confiance en soi

Pendant cette période, le SIF organise également des séances de soutien psychosocial. Ousmane Sonko conclut :

« Le SIF aide ces jeunes à retrouver de l’estime de soi. Beaucoup pensent qu’ils ne peuvent pas réussir. On essaie de leur faire comprendre qu’il n’y a aucune raison qu’une personne qui a grandi dans une zone périurbaine réussisse moins bien qu’un jeune urbain. »

Parmi les nombreux projets que nous menons au Sénégal, le SIF opère également des transferts monétaires pour aider des familles précaires à renforcer leur activité génératrice de revenus déjà existante. Ce soutien leur permet de se stabiliser et de sortir durablement de la pauvreté. Ces projets humanitaires, nous les mettons en place grâce à la générosité de nos donateurs :
le SIF est labéllisé par le Don en confiance sans discontinuer depuis 2011.