Forage de puits pour une eau de qualité au plus près des bénéficiaires

 
 
Le Tchad, d’une surface de 1,2 million de km2 et d’une population avoisinant les 12 millions d’habitants, est un pays aride.
Le pays est caractérisé par une grande pauvreté : plus de 46,7% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté*. 3 Tchadiens sur 4 vivent en zone rurale et dépendent de l’agriculture et de l’élevage pour leur survie.
 
Dans ce contexte, le manque d’accès à l’eau se conjugue au manque d'hygiène et d’assainissement, ce qui a des effets tragiques sur les conditions de vie et de santé des populations défavorisées et devient un obstacle à l’éducation des enfants.
Le développement des maladies infectieuses d’origine hydrique (diarrhée, choléra, schistosomiase…) est un véritable fléau qui empêche les enfants d’aller à l’école et entraîne des décès.
 
Fort de son expertise acquise dans ce pays depuis 2008, le SIF a permis récemment l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les régions de Hadjer Lamis et de Chari Baguirmi par la réalisation de forages, la mise en place de comités de gestion villageois des points d’eau et de campagnes de reboisement pour la préservation durable de l’environnement.
 
 
Ainsi environ 152 000 personnes n’ont plus à endurer quotidiennement des heures de marche pour récupérer de l’eau – souvent non potable - et peuvent envoyer leurs enfants à l’école au lieu de s’acquitter de cette tâche ; de plus, la baisse des cas de maladies liées à la consommation ou l’utilisation d’une eau insalubre a ainsi pu être observée distinctement dans les villages bénéficiaires.
 
 
Ce projet a permis de renforcer les capacités des communautés dans la gestion pérenne des infrastructures par :
  • La création de comités de gestion des points d'eau.
  • La formation d’artisans réparateurs (formation théorique et pratique de maintenance d’artisans agréés par le Ministère de l’Environnement et de l’Eau, artisans répartis par zone géographique pour couvrir un nombre bien déterminé de points d’eau).
  • La mise en place d’un système de maintenance.
 
De plus, afin d’amener un changement de comportement durable de la communauté bénéficiaire, les équipes locales informent les villageois sur la nécessité de la consommation de l’eau potable dès le puisage de l’eau au forage, sur son transport, son stockage à domicile et sur son utilisation dans les préparations culinaires, notamment pour les enfants de moins de 5 ans.
 
Le SIF reste donc mobilisé pour apporter sa contribution, grâce au soutien de ses donateurs et à la confiance des autorités tchadiennes, afin que l’accès à l’eau potable devienne une réalité pour l’ensemble des populations démunies.
 
 
 

Témoignage :

Je m’appelle Mhamat. Nous vous remercions pour ce forage. Tous les villageois qui sont présents vous remercient beaucoup.
Auparavant, nous buvions de l’eau provenant de l’eau d’un ouadi (cours d’eau) qui est très sale. Nous avons désormais arrêté de boire de cette eau car nous tombions malades.
Nous remercions les généreux donateurs pour tout ce qu’ils ont fait pour nous.
Auparavant nous souffrions d’avoir à porter de l’eau sur de longues distances et cela avait de mauvaises conséquences sur nos épouses et nos enfants.
Dieu merci, nous pouvons compter sur de l’eau potable matin et soir.
 
Si vous souhaitez soutenir cette action du SIF, vous pouvez verser la somme de votre choix dans le fonds « Forage de puits ».
Dans le menu déroulant, cliquez sur « Autres projets » et ensuite cliquez sur « Fonds Forage de puits ».
 
Un grand Merci !

 

*Rapport PNUD 2011