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Après le passage du cyclone Sidr,
le Secours islamique France a dépêché
une équipe d’Urgence au Bangladesh. Son
Chargé de mission, Djamel Misraoui, nous dresse un premier
bilan :
Dhaka -
décembre 2007 : « C’est la
première fois que je travaille dans une opération
humanitaire d’une telle ampleur et d’une telle
urgence. Sur place, au Bangladesh, j’ai pris connaissance des
effets du cyclone Sidr, qui a ravagé le Sud-Ouest dupays dans la nuit du 15 novembre 2007, en
laissant derrière lui un lourd bilan : plus de 3 300 morts,
plus de 8,5 millions de sinistrés, plus de 1,5 million de
maisons endommagées, près de 2,5 millions de
têtes de bétail tués, 4 millions
d’arbres arrachés, près d’1,8
million d'hectares de cultures endommagées et de nombreuses
sources d’approvisionnement en eau contaminées.
L’eau de mer s’est infiltrée dans
presque toutes les rizières, entraînant la perte
de la récolte de riz prévue ce mois-ci. Selon les
responsables officiels de la gestion des désastres dans le
pays, 30 des 64 régions ont été
touchées. Les zones les plus durement affectées
sont celles de Bagerhat, Barguna, Barisal, Bhola, Gopalgonj, Jhalkhati,
Khulna, Mandaripur, Patuakhali, Pirojpur, Satkhira et Shariatpur.
Cependant, l'état des infrastructures (89 228 km de routes
endommagées) rend l'acheminement de l'aide très
difficile.

Nous avons réagit
très rapidement à l’urgence en
démarrant nos projets d’aide tout juste
après le passage du cyclone, dans les districts de Begerhat,
Jalkhati et Patuakhali.
Après huit heures de voiture,
quand je suis arrivé à Patualkhali,
j’ai découvert une situation dramatique... Dans
plusieurs villages, les vents accompagnés de pluies
torrentielles, ont balayé des habitations.
Dans ce district
sévèrement touché par la catastrophe,
nous apportons les premiers secours. Pour nous rendre dans les endroits
les plus reculés, souvent recouverts de boue et
d’eau, nous utilisons les moyens de transport les plus divers
: ferries, rickshaws, motos, pirogues, etc. Ces conditions compliquent
la mise en œuvre de l’aide d’urgence,
mais grâce à la forte mobilisation, nous arrivons
à porter secours aux villages sinistrés,
même isolés.
En deux jours, dans les villages de
Golachipa et Kathakali, nous avons distribué des colis
alimentaires* a environ
1000 familles, soit 5 000 bénéficiaires. Le
projet initial vise à répondre aux besoins de
base de 30000 familles affectées par le cyclone, durant
trois mois. Les priorités sont : l’aide
alimentaire, la distribution de bâches, la distribution
d’ustensiles et l’enlèvement des
débris, avec la participation des populations.

Distributions dans le district
de Patuakhali
La situation est difficile. A chaque
distribution, l’acheminement de l’aide se fait avec
le soutien des forces armées bangladaises, afin
d’éviter que les foules affamées ne se
bousculent…
Je travaille non-stop. Le contact avec la
population m’a permis de découvrir le vrai visage
de la catastrophe. Les corps affaiblis et les regards vifs des
bangladais expriment l’endurance et le courage qui donnent
une nouvelle force de résilience aux hommes, aux femmes et
même aux enfants.
Sur le moyen et le long terme, le Secours
Islamique France poursuivra le développement de son
programme, car des milliers de personnes comptent sur notre aide.
»
Djamel Misraoui,
Chargé de mission au Bangladesh.
(*) Chaque colis contient 30 kg de riz, 10
kg de lentilles, 1 kg de sel et 2 litres d’huile.
Le Secours Islamique France organisera une
grande ditribution de colis de l'Aïd aux milliers de
sinistrés du Bangladesh.
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