JOURNÉE MONDIALE DES RÉFUGIÉS

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays »

Article 14 al.1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

En 2019, 70,8​​ millions de personnes dans le monde ont été forcées de quitter leur foyer. Chaque jour, plus de 37 000 personnes fuient en raison d’un conflit, de violences, de persécutions ou à cause du changement climatique*.

41,3 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de leur pays et 25,9 millions, dont la moitié a moins de 18 ans, ont trouvé refuge dans un pays étranger*.

3,9 millions d’apatrides* ont aussi été privés de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation, comme c’est le cas des Rohingyas, quittant la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh.

*Source : Agence des Nations Unies pour les réfugiés, chiffres de 2019

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Le Secours Islamique France participe à l’amélioration des conditions de vie des personnes en déplacement forcé, aussi bien en France qu’à l’international, en leur assurant l’accès aux services de base, tels que l’hébergement, la nourriture et l’amélioration des conditions d’hygiène, mission devenue primordiale pendant l’épidémie du Covid-19.

Qu’est-ce qu’un réfugié ?

L’article 1 de la Convention de Genève, relative au statut du réfugié le définit comme une personne « qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle, et qui du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques craint d’être persécutée et ne peut se réclamer de la protection de ce pays ou en raison de ladite crainte ne peut y retourner ».

Qu’est-ce qu’un déplacé interne ?

Les personnes déplacées internes sont des personnes qui ont été forcées de fuir leur foyer mais qui, à l’inverse des réfugiés, ne se sont pas déplacées au-delà des frontières de leur pays.

En Somalie, le SIF face au spectre de la famine

Considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde, la Somalie doit faire face, en pleine crise sanitaire, à une multitude de phénomènes climatiques qui plongent les populations dans une grave insécurité alimentaire.

Le district de Kismayo accueille des dizaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays à cause du conflit, des catastrophes et de la sécheresse, ainsi que des rapatriés de Dadaab, au Kenya. Ces déplacements sont de plus en plus nombreux car, actuellement, le district de Kismayo est l'un des endroits les plus sûrs de la région. Ces personnes déplacées, les rapatriés et les communautés hôtes vivent dans des conditions très précaires.

Depuis le début de la crise sanitaire, le SIF a distribué près de 600 kits alimentaires et a aussi offert une ambulancedes cartons de masques de protection, de gels et de gants à l’hôpital principal de Kismayo.

1 370 familles ont aussi reçu des produits d'urgence et de mise à l'abri comme des couvertures en laine, des moustiquaires, des bâches en plastique ou encore des matelas de couchage. Ces familles peuvent désormais dormir au sec et se protéger ainsi des insectes et donc des maladies dans les camps de réfugiés.

Découvrez l’ensemble de nos actions en Somalie en cliquant ici.

En Jordanie, le SIF aux côtés des réfugiés syriens

En Jordanie, 40% des familles syriennes réfugiées déclarent ne pas pouvoir manger d’aliments sains et nutritifs. 23% de ces réfugiés souffrent d'insécurité alimentaire sévère. Ils sont parfois obligés de ne pas prendre tous leurs repas quotidiens, voire même de ne pas manger pendant toute une journée par manque d’argent*. Mafraq est l'une des régions de Jordanie où le pourcentage des dépenses des ménages consacrées à l’alimentation est le plus élevé.

Pendant Ramadan, le SIF a distribué dans cette région des colis alimentaires à 900 ménages syriens ainsi qu’à 400 familles jordaniennes présentes sur place. Les colis contiennent des denrées de base (riz, sucre, farine, thé, huile, lentilles, dattes, thon, pâtes, haricots et viande en conserve).

* Etude du HCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés)

« En tant que travailleurs humanitaires, nous essayons au maximum de soutenir les 26 millions de réfugiés dans le monde. La situation dans la monde avec la crise covid est tragique pour certaines populations, qui étaient déjà affectées par le conflit, l'insécurité alimentaire, la pauvreté, les déplacements... Les populations réfugiées et les déplacés internes ont du tout quitter pour trouver refuge ailleurs, et ont besoin de notre aide pour tout reprendre à zéro. »

Les actions du Plaidoyer

Depuis toujours, le SIF se mobilise afin d’alerter les pouvoirs publics sur les vulnérabilités des personnes en situation de déplacement forcé et plaider pour le respect de leurs droits fondamentaux et pour un accueil digne, respectueux et humain.  

En avril dernier, le SIF s’est associé à un appel adressé aux Etats pour qu’ils garantissent la protection des personnes déplacées, migrantes, refugiées pendant la crise du COVID19.

En France, le SIF participe aujourd’hui à une campagne collective ayant pour but la régularisation des personnes sans-papiers qui, sans titre de séjour, n’ont pas la garantie d’accès à certains de leurs droits fondamentaux, tels que le droit au travail, au logement, à la santé et aux prestations sociales.

Le SIF a également rejoint l’appel du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’adoption immédiate d’un cessez-le-feu mondial, essentiel pour faire face à l’accroissement des besoins vitaux des personnes déplacées forcées.

Face à la pandémie et aux mesures de confinement, le SIF met en lumière les vulnérabilités spécifiques des personnes réfugiées, afin que la réponse internationale ne les laisse pas de côté. Plus que jamais, nous nous mobilisons pour que nos projets sur le terrain puissent bénéficier aux personnes les plus fragiles