GAZA 2014, TRISTE SOUVENIR POUR
LES CIVILS PALESTINIENS

Il y a six ans, de juillet à août 2014, les bombardements de l’armée Israélienne à Gaza avaient causé, selon OCHA, la mort de 1 494 personnes dont 283 femmes, 521 enfants et 11 employés de l’ONU. 

Déjà présent avec ses propres bureaux et ses équipes depuis 2010, le SIF n’a cessé de soutenir les populations vulnérables à travers la mise en place de nombreux projets pour améliorer leurs conditions de vie.

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Retour en bref sur 6 ans d’action humanitaire à Gaza

En réponse à la destruction massive du secteur du logement en 2014, le SIF a réparé et réhabilité 480 maisons pour 420 familles démunies. Cela incluait la réhabilitation de la toiture et des murs endommagés, des fenêtres et des portes détériorées, des installations d'eau et d'assainissement et du réseau électrique  dont les coupures  peuvent durer jusqu’à 12 heures par jour.

De 2014 à 2020, le SIF a distribué des colis alimentaires pendant le Ramadan à 18 000 familles dans le besoin (soit 100 800 personnes) dans la bande de Gaza.

Sur la même période, le SIF a fourni annuellement à 3000 enfants vulnérables de nombreux  cadeaux (vêtements, kits scolaires, journées récréatives) pour célébrer l'Aïd.

Devenue une véritable prison à ciel ouvert, la Bande de Gaza est soumise à un embargo sur la circulation des biens et des personnes. L’asphyxie économique qui en découle génère une profonde récession et une dégradation continue des conditions de vie en Palestine. Tous les aspects de la vie des Palestiniens sont impactés : économique, social, psychologique... La pauvreté ne cesse de croître, conséquence inévitable des multiples restrictions imposées à la circulation des biens et des personnes, une nécessité pourtant vitale et une condition de tout développement économique. Territoire déjà “invivable” selon un rapport de l’ONU de 2017, la COVID-19 n’a fait qu’empirer les conditions de vie de millions de personnes vulnérables.

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L’action du SIF en pleine crise COVID-19

Pendant l’épidémie, la principale mission du SIF à Gaza a été d’assurer les besoins alimentaires et hygiéniques immédiats des familles vulnérables. 

Des colis alimentaires et d’hygiène ont été distribués à 190 familles. En pleine crise sanitaire, elles ont pu subvenir à leurs besoins de base pendant 3 semaines. De plus, pour pallier au manque d’information sur l’épidémie, des brochures explicatives ont été distribuées incluant les messages-clés et les bonnes pratiques préventives à suivre pendant la Covid-19. 

Pendant Ramadan 2020, 2941 familles d’orphelins ont aussi reçu des bons alimentaires leur permettant d’aller faire elles-mêmes leurs courses, préservant ainsi leur dignité.

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Le SIF à Gaza : zoom sur quelques projets pérennes

Des activités génératrices de revenus essentielles à la vie économique locale

Depuis plusieurs années en Palestine et ailleurs, le SIF agit pour l’indépendance financière des bénéficiaires.

Encouragés par le SIF et la Faculté d’Agronomie Al-Azhar, 50  agriculteurs cultivent des légumes à haute valeur nutritive et peu consommateurs d’eau. L’usage restreint de pesticides leur permet d’économiser et de proposer des produits plus sains que le SIF aide à commercialiser. Dans les zones urbaines, le SIF soutient le recyclage d’eaux usées et la rétention d’eau de pluie pour alimenter de petits potagers servant à couvrir les besoins alimentaires des familles et à leur permettre ensuite de dégager un petit revenu.

« Avant, je produisais de l’huile, mais mes terres ont été ravagées. Le SIF m’a donné les moyens de cultiver des betteraves par des semences, des engrais organiques et l’accès au réseau d’irrigation. Maintenant, je peux continuer à produire et vendre le fruit de mes récoltes, et grâce à ces revenus, éduquer mes 6 enfants. » (Mohammed Qudeih, fermier à Khan Younis)

Protection et bien-être de l’enfance, une prise en charge encore plus efficace des orphelins

Les conflits armés, les blocus et la précarité engendrent des conditions de vie difficiles pour la population palestinienne, particulièrement pour la jeunesse, qui ne croît plus en son avenir, notamment pour les orphelins, fragilisés par la perte d’un parent. Afin de les accompagner, les fonds du Parrainage Participatif ont, entre autres, permis de développer le programme «Hope and Healing» (Espoir et Guérison) qui répond à un réel besoin de soutien psychosocial. Ainsi, à travers des sessions de travail groupées, 1 919 jeunes orphelins et tutrices (souvent leurs mères) apprennent à gérer leur stress, à développer de meilleurs mécanismes de résilience, le tout dans un contexte agréable favorisant l’épanouissement des relations intergénérationnelles.

Le Parrainage Participatif permettra aussi à 468 orphelins, âgés d’au moins 18 ans, et à leurs tutrices (ayant en charge de plus jeunes enfants) de bénéficier d’ateliers d’orientation professionnelle et de formations afin de générer des revenus et améliorer leur quotidien. En plus de ces aides, l’attribution de bourses aux orphelins permet de leur apporter un soutien continu et de leur faciliter les conditions d’accès à un avenir meilleur.

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Témoignage de Leila : une orpheline pleine d’espoir !

En 2018, l’une de nos pupilles, Leila, est sortie lauréate de la faculté de gestion de Gaza.
Elle a été parrainée par le SIF depuis l’âge de 7 mois. Ce soutien a permis à sa mère de subvenir à ses besoins et l’a aidée à pourvoir à ceux de ses 3 sœurs. Leila a ainsi pu suivre un cursus scolaire et réussir brillamment ses études en obtenant son diplôme avec succès.

«Je considère vraiment ce parrainage comme une bénédiction (…) ; grâce à cette aide, notre mère a pu subvenir à nos besoins, nous habiller, nous éduquer, nous permettre d’étudier (…). Je lui dois ma réussite. »
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ENTRETIEN AVEC ADEL KADDUM, CHEF DE MISSION A GAZA

La population palestinienne vit une crise de longue durée. Comment le SIF répond-il à des besoins sur le  long terme ?

Soutenir la population sur le long terme est un défi immense. Nous appuyons des projets économiques, de développement agricole et d’amélioration des conditions de vie. Nous réparons des canalisations et installons des systèmes de récupération des eaux, etc.

Et puis, depuis plus de 20 ans, nous apportons un appui psychosocial aux orphelins et à leurs familles. Le bien-être de l’enfant est un axe majeur de l’engagement du SIF en Palestine.

Pourquoi cette priorité accordée aux enfants ?

La moitié des habitants de Gaza sont des enfants. Ils sont les plus affectés par la violence, la précarité et les pénuries. Nous nous efforçons d’améliorer leurs conditions de vie en nous engageant sur plusieurs fronts. Nous réhabilitons leurs logements, parrainons des orphelins et aidons leurs mères à développer des activités économiques. Nous accompagnons également, grâce à un soutien psychologique, les enfants qui en ont besoin.

Quelles perspectives ont ces jeunes ?

Les jeunes Palestiniens sont privés de leur avenir. Privilégier leur instruction plutôt que la recherche d’un revenu, malgré la violence et le manque de perspectives, représente un réel sacrifice pour les parents. Si rien n’est fait, nous risquons d’avoir toute une génération privée d’éducation. Le but de notre engagement est de leur redonner de l’espoir et des moyens afin qu’étudier ne soit pas qu’un rêve.

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