Avec Episol, le SIF allie épicerie solidaire et projet social

Les lundis et jeudis, Epi’Sol, l’épicerie solidaire du SIF, ouvre ses portes à Saint-Denis. En février 2019, 40 familles bénéficient de produits alimentaires et d’un suivi social. Reportage (14.02.19)

Des bénévoles engagées

Jeudi 10h30 : Karima est en poste à la caisse, tandis que Noreen et Ali finissent de garnir les rayons de l’épicerie solidaire. Dans la « salle d’attente », les premiers clients inscrits sur la liste du jeudi attendent d’être appelés en sirotant le thé préparé par Noreen.

Karima officie à l’épicerie solidaire depuis cinq ans. Deux jours par semaines, sans faille et avec un entrain communicatif. Ali fait lui aussi partie de ces bénévoles piliers du SIF. On le retrouve sur presque tous les terrains : tables du ramadan, paniers solidaires, épicerie solidaire… Noreen est une nouvelle recrue. Elle compte deux mois d’exercice à Epi’Sol au service des familles précaires de Saint-Denis et Saint-Ouen : « Que du bonheur !».

Image
Image

Des étals bien achalandés

« Regardez comme c’est plein, j’ai ramené de tout ! », exulte Karima. Elle s’est approvisionnée auprès des deux partenaires d’Episol, ANDES (Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires), pour les fruits et légumes frais, et Revivre, pour les produits agroalimentaires conditionnés et les articles d’hygiène. Tout est frais ou consommable longtemps. Les bénévoles vérifient rigoureusement les dates de péremption.

40 familles bénéficiaires

« Votre carte, s’il vous plaît ! » Sur cette carte, valide trois mois, est inscrit le montant dont un foyer bénéficie chaque semaine pour ses achats. Un montant établi en fonction du nombre de personnes à nourrir. La plupart des clientes d’Epi’Sol sont des femmes isolées avec enfants, telle Isia (nom changé), jeune maman de trois enfants, en dernière année d’études d’infirmière.
« Il vous reste à payer 4,60€ », annonce Karima. Ce qui correspond à 10 % du montant des achats. Cette fois, le client est un homme. « J’ai pris de la salade, des pommes, du riz, de l’huile… Nous sommes trois avec un petit enfant », précise cet habitant de Villetaneuse, qui a dû cesser de travailler en raison d’une lourde maladie.

Image
Image

Un projet social

Epi’Sol va au-delà de la couverture des besoins alimentaires. L’allègement du budget alimentation sert à atteindre un objectif. Il peut être de financer le permis de conduire ou une formation. L’assistante sociale appuie les bénéficiaires dans leurs démarches et suit leur progression. Elle peut les orienter vers des structures spécialisées : par exemple, pour des cours de soutien aux enfants ou un conseil juridique.
Prochainement des ateliers pédagogiques seront mis sur pied : un atelier culinaire pour sensibiliser à une alimentation saine, un autre pour apprendre à gérer son budget. En partenariat avec d’autres associations, des animations pour enfants et des sorties culturelles sont également prévues.
17h30 : Les derniers clients d’Epi’Sol sont partis. Karima ferme la caisse. Noreen et Ali finissent de ranger. Deux personnes ont profité de leur passage pour voir l’assistante sociale. D’autres la consulteront demain.
Publication : 27 Février 2019