Mis à jour le 18/05/12

Retour de mission du SIF : plus de 550 familles ont bénéficié de la distribution de vivres et de produits de première nécessité

Le jeudi 10 mai, l’équipe envoyée par le Secours Islamique France avait procédé à une distribution de colis alimentaires et de kits d’hygiène pour 150 familles sinistrées à Niumadzada, un des villages les plus touchés par les intempéries. Région essentiellement agricole, la destruction massive des champs a naturellement démoli toutes les récoltes, principale source de revenu et d’alimentation de ces familles.

Le jeudi 17 mai, en coordination avec la COSEP et la Direction Générale de la Protection Civile, l’équipe du SIF a réitéré l’opération pour répondre aux besoins d’environ 400 familles les plus vulnérables du village de Vouvouni. Il s’agit d’un village durement touché : des crues énormes ont provoqué des glissements de terrains importants, rendant l’accès extrêmement difficile. L’omniprésence de la boue et des nuages de poussière obligent les villageois à porter un masque de protection. Outre des bougies, le SIF a fourni à ces familles un colis alimentaire composé de riz, sucre, huile, farine, lait en poudre et vermicelles ainsi que des kits d’hygiène à base de savon, de javel et de lessive.

Lailati Aboubakari, assistante Desk, de retour de mission, revient sur les objectifs de ces distributions:
« En accord avec les chefs de village, la mairie et la cellule de crise de la ville, le Secours Islamique France a eu la possibilité de distribuer ces colis directement aux mains des familles. Ce mode opératoire particulier conduit à une gestion des dons apaisée et rapidement efficace. En effet, cela permet d’apporter un soutien alimentaire d’urgence aux populations affectées et le kit d’hygiène contribue à la prévention de maladies liées à l’eau contaminée ou au manque d’hygiène. J’ai reçu le témoignage de bénéficiaires qui voudraient remercier toutes les personnes qui ont contribué à cette distribution et à répondre à leurs besoins».

Le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes a rendu compte de nos actions par le biais de l'Ambassade de France à Moroni.

 

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Mis à jour le 14/05/12

Témoignage - Lailati Aboubakari, assistante Desk en évaluation sur le terrain

« Niumadzaha est une zone particulièrement agricole, les champs ont été détruits et les arbres sont tombés. Les récoltes sont perdues et présagent des prochains mois difficiles. Environ 20% du cheptel est décimé. 2 écoles sur 4 sont inondées. L’eau constitue la première nécessité (assainissement de l’eau, hygiène et prévention) car la citerne de la centrale d’eau, qui alimente 2 villages, a été détruite. L’eau est souillée mais continue à être utilisée par les habitants pour les besoins quotidiens. Ils doivent acheter de l’eau potable pour leur consommation mais celle-ci n’est pas disponible et la circulation reste extrêmement difficile. Les craintes d’une épidémie de choléra sont présentes car les conditions sanitaires sont très préoccupantes. Il y a également un risque de paludisme en raison du taux élevé d’humidité. Ajouté à cela, les routes inondées ou détruites, nous obligent à prendre des détours et l'absence d'éclairage suite à la destruction des installations électriques rallonge les trajets et ralentit l’accès aux zones sinistrées.»
 
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Mis à jour le 11/05/12

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Source: Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
 
 
Suite aux pluies torrentielles et aux graves inondations qui ont entraîné d’importants dégâts sur l’Archipel des Comores depuis le 20 avril dernier, le Secours Islamique France a envoyé une équipe pour mener une mission d’évaluation des besoins. Selon les premières estimations, plus de 46 000 personnes seraient sinistrées et 9 200 personnes sans abri dans les trois îles qui composent l’Archipel : Grande Comore, Anjouan et Mohéli. Le gouvernement comorien a lancé un appel à la communauté internationale pour réunir une aide de plus de 2 millions d’euros tandis que Bourhane Amidou, président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores, a qualifié ces inondations de "catastrophe sans précédent".

Situé dans la région de Bambao, sur l’île de la Grande Comore, le village de Niumadzaha est l'un des plus touchés par les inondations. Les 525 foyers qui composent le village ont vu, pour la plupart, leur maison détruite ou inondée. Les familles, sans abri, logent chez des parents assez éloignés de chez elles. Les personnes les plus fragilisées sont les enfants, les femmes et les personnes âgées. Les besoins les plus importants concernent le manque de nourriture, les kits d’hygiène, les médicaments ainsi que les moustiquaires. 14 citernes inondées contiennent de l’eau souillée.
Dans le village de Mitsoudje, les infrastructures sont complètement démolies. Le fleuve s’est déplacé de son lit et a détruit le pont.
A Vouvouni, village durement touché, des crues énormes ont provoqué des glissements de terrains importants, rendant l’accès extrêmement difficile. L’omniprésence de la boue et des nuages de poussière obligent les villageois à porter un masque de protection. Leur obsession première, avant même la nourriture, est le déblayage des routes, à mains nues ou à la pelle. Mais leurs efforts sont affectés lorsque les pluies torrentielles s’abattent sur eux.
 
 
Suite à sa mission d’évaluation, l’équipe du SIF a distribué à 150 familles de Niumadzaha des kits alimentaires composés de riz, sucre, huile, farine, lait en poudre et vermicelles ainsi que des kits d’hygiène à base de savon, de javel et de lessive. Ces kits viennent en complément de ceux fournis par l’Unicef (seau, jerricane, chlore). De plus, en raison des problèmes de délestage permanent, un pack de bougies a été fourni aux familles pour qu’elles puissent s’éclairer.
Le SIF a travaillé directement avec la communauté et avec l’aval de la mairie de Niumadzaha qui a assisté à la distribution. Cette dernière a fourni un lieu de stockage et des bénévoles. Le SIF a quant à lui recruté des volontaires pour la supervision des bénévoles.