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La petite Malake
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Adel KADDOUM avec Malak |
Tous les pères et mères, qui donnent naissance à leurs enfants
dans ce monde, font tout leur possible pour leur apporter du
bonheur. Ils essaient de les protéger et leur donnent tout ce
qu’ils possèdent pour leur permettre de réussir dans la vie.
Ils essaient de construire pour leurs enfants un foyer plein
d’amour, de chaleur et de protection, où ils peuvent commencer
à forger leurs rêves.
Pourtant,
ce n’est pas le cas pour Mohammad, 7 ans, en 2ème année de
primaire, Ahmad, 6 ans, en 1ère année de primaire, Abed
Rabou, 4 ans, Ibrahim, 3 ans, Mustafa, 2 ans, et Malake, bébé
de 7 mois ! Ces enfants, leur mère Re’ada et leur père
Faik vivent dans une « maison » sans meubles,
constituée de deux pièces, à Beit Lahia.
Pour la famille Salman, cette simple maison est leur unique
refuge contre l’hiver froid et pluvieux, et contre la
chaleur du soleil. Le plafond de la maison, en métal, est
glacial en hiver, et emmagasine la chaleur en plein été, ce
qui rend l’endroit inhabitable. Le plancher est en béton
rugueux, qui écorche les pieds nus de Mohammad, Ahmad, Abed
Rabou, Ibrahim et Mustafa.
Faik,
le père, est diabétique et développe une maladie des yeux.
Il a donc besoin d’une intervention chirurgicale immédiate.
En plus, il est au chômage et n’a pas d’argent pour
nourrir ses enfants, ni pour se procurer les médicaments dont
il a grand besoin. Chaque matin est un nouveau jour de
souffrance et de torture, parce qu’il doit trouver de
quoi nourrir ses enfants. Il a vendu tous ses biens, même le
ventilateur, pour acheter du pain.
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En
marchant dans les rues, ses pieds heurtent les pierres devant
lui à cause de sa mauvaise vue qui se dégrade de jour en
jour. Son cœur se brise davantage chaque fois qu’il
regarde sa fille Malake, âgée de 7 mois et qui ne pèse que
4.4 kg parce qu’elle souffre de malnutrition aiguë comme de
milliers de nourrissons palestiniens. Les conditions de survie
de la famille ne permettent pas à Malake de recevoir
l’alimentation nécessaire à sa croissance. Depuis
qu’elle bénéficie du programme du Secours Islamique, mis
en place avec l’école « Ard El Insan » pour
secourir les enfants souffrant de malnutrition, l’état de
Malake s’améliore progressivement. Ce programme fournit à
ces enfants des médicaments, du lait, des aliments frais ou déshydratés,
pour une durée de 3 mois. Après cette période, ils pourront
toujours recevoir un soutien médical et nutritionnel pour
atteindre un poids convenable.
Malake
pesait 3.6 kg quand elle a commencé à bénéficier de ce
programme en juin 2002 ; et en 35 jours, elle a gagné
800 grammes. Soulagés par l’amélioration de l’état de
leur fille, les parents de Malake ont remercié l’ensemble
des donateurs du Secours Islamique. Au même instant, les
enfants ont accouru vers l’équipe du Secours Islamique pour
recevoir des vêtements et des colis alimentaires
apportés pour la famille. Ils avaient si faim qu’ils ont
commencé à manger des pois crus, et à danser de joie. A cet instant, la mère a dit : « Mes
enfants veulent manger du poulet ». Quand le Directeur
du Secours Islamique a demandé à Ibrahim s’il voulait
manger du poulet, il a dit : « Oui !!! »
précisant qu’il n’avait pas mangé de viande depuis bien
longtemps.
La
famille Salman est l’une des milliers de familles
palestiniennes qui souffrent de pauvreté et de faim. A cause
de la situation actuelle, 30% des enfants palestiniens
souffrent de malnutrition chronique et 21% de malnutrition
aiguë. Ces chiffres ont augmenté de manière significative
depuis l’année 2000 où seulement 7,5% et 2,5% des enfants
souffraient de malnutritions chronique et aiguë.
Il est un devoir
de protéger ces familles pour les empêcher de disparaître.

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