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Le Caire, Jeudi 31 janvier
2008
Je
suis arrivé au Caire vers 3h00 du matin après un voyage
de 7 heures en compagnie de Docteur Hani El Banna (Président du
Secours Islamique à travers le monde). J'ai enfin pu prendre un
vrai bain avec de l'eau chaude.
Retour
sur la journée d'hier. Il a fait très froid ce mercredi,
il a même neigé. Le matin, j'étais en compagnie de
Adel Kaddoum (Représentant du Secours Islamique en Palestine
à l'international) pour rendre visite à la petite Malake .
Je
voulais voir ce qu'elle était devenue et ce que l'on pouvait
faire pour sa famille. L'idée étant d'essayer de trouver
un vrai projet économique qui puisse leur permettre de sortir de
la pauvreté et de subvenir seuls à leurs besoins.
J'étais
loin d'imaginer la réalité. Quand nous sommes
rentrés dans la maison, ils se prépareraient
à « déjeuner ».
Au menu: une grosse tomate et c'est tout!!! En fait non, il
restait encore un oignon ... pour le soir! Le
réfrigérateur était complètement vide. Il
n'y avait plus de farine et le bébé (5 mois et 3 kg le
poids d'un nouveau né) n'avait pris, de toute la semaine, que de
l'eau sucrée.
Il n'y avait pas de meubles à la maison mais de l'eau par terre
dans une chambre ... Le père est complètement «ailleurs ».
Là
j'ai compris pourquoi la personne qui essayait de les aider disait
qu'on ne pouvait mettre aucun projet économique en place pour
eux. Ils en sont au stade où ils ne peuvent plus se prendre en
main. Tout ce qu'on peut pour le moment, c'est prendre en charge leur
nourriture et les aider à reconstruire leur maison car
l'insalubrité y était telle, que même une
réhabilitation est devenue inutile. Nous leur avons
acheté de quoi tenir durant la semaine en attendant de voir ce
que l'on pourrait faire pour eux.
Ensuite,
nous sommes partis vois quelques orphelins parrainés par nos
donateurs français. De retour au bureau, j'ai fait quelques
réunions de travail avec le service des orphelins ainsi que
celui des projets afin d'étudier les besoins des uns et des
autres.
J'ai
ensuite rejoint le docteur Hani El Banna pour une réunion avec
les salariés puis après le repas nous nous sommes
dirigés vers la frontière.
Une
fois à la frontière, les policiers égyptiens
interdisaient l'entrée en Egypte aux véhicules. Nous
avons dû nous résoudre à poursuivre à pieds.
Pour nous aider à porter nos affaires, le directeur du bureau et
son assistante nous ont accompagné. Les 50 premiers
mètres, j'ai trouvé amusant de marcher dans
l'obscurité, la boue, sous la pluie et le vent. Nous avons
même eu droit à un peu de grêle. Mais quand j'ai su
que nous devions poursuivre pendant un kilomètre avant de
trouver une voiture pour le Caire, j'ai trouvé cela beaucoup
moins amusant.
Aujourd'hui, je récupère avant de travailler sur mon planning pour de prochaines rencontres en Cisjordanie.
A
suivre…
Quelques photos de Gaza :
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