|
Gaza,
Mercredi 30 janvier
2008
Aujourd’hui,
j’ai eu « plus » de temps pour me reposer : la
journée va commencer « seulement » à 7h30,
j’en profite pour vous écrire quelques lignes. Le
réveil commence à être de plus en plus difficile.
Il est vrai que le rythme est assez intense. Je dois faire un maximum
de choses avant la fermeture de la frontière.
Le
temps s’est dégradé : pluie, froid et un vent
très fort a soufflé presque tout au long de la
journée. En plus de cela, il n’y a quasiment pas
d’électricité à Gaza (nous n’avons
droit qu’à environ deux heures
d’électricité par jour). Je n’ai pas pu
m’empêcher de penser aux gens que nous avons vus dans les
camps. J’avais devant les yeux, l’image de leur gourbi
laissant passer l’eau, le vent et le froid. Ça doit
être très difficile pour eux.
Ce
matin, j’ai rencontré plusieurs associations qui
travaillent dans le domaine de l’enfance pour faire le point sur
leur travail et leurs besoins. J’ai visité un petit
hôpital pour enfants souffrant de malnutrition ou bien ayant des
problèmes de croissance. C’était plutôt
difficile. Mais le plus dur était de savoir qu’il
suffisait de si peu pour résoudre ces problèmes,
simplement dus au fait l’hôpital ne peut pas importer les
médicaments ou les compléments nutritifs
nécessaires. En effet, il faut savoir que les médicaments
sont soumis à des quotas, et que le centre n’a «
droit » qu’au tiers de ses besoins !
De
plus, les parents sont pauvres, donc si on veut que les enfants
puissent suivre le traitement, il faut le leur procurer et aussi leur
payer le transport pour venir à l’hôpital.
Le
reste de la journée, j’ai participé à des
réunion de travail, dont une avec des jeunes psychologues et
animatrices qui mettaient en place des ateliers destinés aux
enfants. J’ai également eu une réunion avec le
département des orphelins. Il est d’ailleurs prévu
que je rendre visite à des orphelins.
Après, je rentre au Caire pour repartir vers la Cisjordanie.
A suivre…
Quelques photos de Gaza :
|