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Gaza, Mardi 29 janvier
2008
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Hier,
la journée a commencé à 6h du matin et elle
s’est étirée jusqu’à 00h45.
J’aurais voulu faire mon petit rapport avant de dormir pendant
que les souvenirs et les émotions étaient encore vifs,
mais une grande bagarre a opposé mon cerveau, mon cœur et
les autres membres de mon corps. Les uns me poussant à
écrire, les autres aspirant seulement à se reposer.
Finalement, j’ai du me plier à l’avis de la
majorité : Bed and a deep sleep.
La
journée a commencé par une réunion de travail
à 6 heures pour parler des différentes
problématiques et mettre en place le programme de la
journée and so on. Vers 8 heures, j’ai fait la
connaissance des employés du Secours Islamique en Palestine et
discuté avec eux service par service.
Nous avons commencé par visiter deux dépôts. Ils
étaient en train d’emballer les colis que nous avions
envoyés de France pour la distribution prévue dans
l’après-midi. Ensuite, nous avons rendu visite à
quelques familles bénéficiaires du programme.
C’était
vraiment triste de voir dans quelles conditions vivent ces gens.
Malgré des histoires singulières, toutes finalement se
ressemblent : pas de travail, pas de revenus, pas de
perspectives… J’ai rencontré des gens qui dorment
à plusieurs dans une seule chambre, faisant office de tout,
même de cuisine. Les plafonds laissent passer la pluie, il
n’y a aucune commodité sur le plan de
l’hygiène. Voir des familles qui disposent au maximum de
2€ par jour dans un pays où tout est cher et qui
s’estiment privilégiés ça laisse
songeur…
Un
gazaoui me disait : « Nous sommes pire que les chiens chez vous,
si vos chiens vivaient comme nous, de nombreuses associations de
protection des animaux se mobiliseraient. Avons-nous moins de valeur
à leurs yeux que ces animaux ? ». Malgré leur bonne
volonté, ils ne peuvent rien faire. Gaza manque de tout. De
semences pour l’agriculture, de gasoil, de nourriture, de
médicaments …
Vendredi dernier, une personne m’a demandé : «
Penses-tu que les gens de Gaza sont désespérés ?
». En fait elle estimait que c’était
exagéré comme terme. J’ai répondu que je
n’avais pas été là-bas pour l’affirmer
ou l’infirmer. Maintenant que j’y suis, je peux
répondre : « Oui, beaucoup le sont ! »
Après,
nous sommes partis pour une distribution auprès de quelques 200
familles. Nous avons distribué des colis alimentaires, des sets
de cuisine, des jerrycans, et des couvertures. A la fin de la
distribution, nous sommes repartis à la frontière de
Rafah pour filmer et prendre des photos.
Je
vais m’arrêter là car on me presse pour partir.
Dès que je retrouve une connexion je vous envoi ce texte.
A suivre…
Quelques photos de Gaza :


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