Apparues dans les années 90, les vendettas d’aujourd’hui sont la résurgence des conflits claniques d’hier qui déchiraient le pays bien avant l’administration communiste. Ce phénomène, longtemps caché, apparaît au grand jour et cause de lourds problèmes à la société civile albanaise, notamment à la jeunesse. L’appel à la vindicte est en effet un facteur important d’abandon scolaire : en 10 ans, dans la région de Shkodra, plus de 460 élèves ont abandonné l’école, dont 16 % au niveau universitaire, pour des querelles de sang. Prisonniers des mécanismes de la violence, ces jeunes sont socialement isolés des autres habitants à l’égard desquels ils présentent un comportement agressif, dépassant le cadre du règlement de compte.
Pour lutter contre ces actes de violence, le Secours Islamique a intégré dans son programme d’action de Shkodra un projet spécial « anti-violence » au coeur duquel se place la promotion des valeurs de la démocratie et de la paix. Des activités de cerfvolant et des excursions à bicyclette, autour de la région, seront organisées pour diffuser ces messages de paix. Une campagne d’un mois diffusera des messages de paix et des conférences aborderont les thèmes de querelles de sang, de discriminations, de droits de l’enfant… Ces thèmes seront également développés dans les ateliers des universités de droit. De plus, le bureau local du Secours Islamique a organisé une formation sur le thème : « Comment faire campagne contre la violence », avec la participation des médias et des autorités locales, fortement impliqués dans la mise en place du projet.
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